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Entretien

Yann Miguet

Consultant immobilier commercial, Keller Williams Forez Vert

Publié dans
Panorama de l’immobilier de bureau à Saint-Étienne,
Logo Keller Williams sur un mur à lattes verticales

L’achat répond avant tout à une logique simple : ne plus payer de loyer, s’installer dans un lieu à soi, stabiliser son activité.

Votre activité porte d’abord sur le commerce et les locaux d’activité. Quel regard portez-vous sur le marché du bureau à Saint-Étienne ?

Nous couvrons l’immobilier professionnel, avec une dominante sur les commerces, les murs commerciaux et les bâtiments d’activité et une part plus ponctuelle sur le bureau. Cela me donne un regard assez transversal sur ce qui se passe sur le territoire. Sur le bureau, j’observe depuis quelques années un marché contrasté. D’un côté, des programmes récents, sur des zones bien identifiées, continuent de structurer l’offre. De l’autre, un parc ancien plus diffus compte beaucoup de biens disponibles. Sur ce segment, on sent clairement que la demande n’absorbe pas tout, ce qui rend le marché plus lent et plus sélectif.

Qui sont les entreprises que vous accompagnez et pourquoi choisissent-elles d’acheter ?

Celles que je croise sont surtout des indépendants, des professions libérales, des TPE ou de petites structures tertiaires et rarement de très grandes entreprises. Et dans beaucoup de cas, l’achat répond avant tout à une logique simple : ne plus payer de loyer, s’installer dans un lieu à soi, stabiliser son activité. La dimension patrimoniale existe, bien sûr, mais elle n’est pas toujours centrale dans la décision.

Quel rôle joue l’emplacement dans leurs choix ?

Il reste un critère déterminant. J’ai le sentiment que l’hypercentre est plus difficile à adresser pour le bureau, en raison des contraintes d’accessibilité et de stationnement. Ce sont des éléments très concrets, mais qui pèsent fortement dans les arbitrages. À l’inverse, dès qu’un site est facilement accessible, avec des conditions de circulation et de stationnement plus simples, il devient tout de suite plus attractif pour les entreprises.

Les attentes des entreprises évoluent-elles ?

Oui, je vois une évolution. On ne me parle plus uniquement de bureaux fermés ou de surfaces fonctionnelles. Certaines entreprises commencent à intégrer des notions de confort et de qualité de vie au travail, avec des espaces partagés, des zones de pause, des lieux plus agréables à vivre pour les équipes. Ce n’est pas encore systématique, mais ce sont des signaux qui deviennent de plus en plus présents.

Les formats plus flexibles ont-ils leur place sur ce marché ?

Je pense qu’il y a une place à prendre, mais elle est très dépendante de la qualité du produit. Tout se joue sur la cohérence entre le lieu, l’emplacement et les usages proposés. Si ces éléments sont alignés, l’offre peut trouver son public. Plus largement, j’ai le sentiment que le marché du bureau à Saint-Étienne est aujourd’hui en phase d’ajustement : les attentes évoluent, les modèles se diversifient et les entreprises prennent davantage de temps pour arbitrer. Cela oblige les offres à être plus lisibles, plus adaptées et surtout plus en phase avec les usages réels des utilisateurs.

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